Escale à Ascension, ça fait toujours plaisir une escale

Ste Hélène d’un coup d’œil

Vendredi 12 avril, on part de Ste Hélène et aussi incroyable que cela puisse être, je ressens de la peine, adieu petit salon de thé anglais, adieu les gens, adieu Nicolas qui est né ici et y est revenu après s’être exilé un temps parce qu’ici, it’s home comme il l’a dit en haussant les épaules d’un geste fataliste, prochaine escale Ascension.

c’est paumé

Très vite on tangonne le génois, on a 15/18 nœuds, ça avance bien, on n’est même pas plus bousculés qu’au mouillage, jusqu’ici c’était aux Selvagens qu’on avait eu le pire mouillage, puis Funchal en top 2, ils sont détrônés haut la main par Ste Hélène, on nous annonçait pas trop de vent pour ce week-end alors le mouillage aurait été plus calme, mais dans le doute on s’est dit qu’on préférait rouler en navigant peu plutôt que de subir la houle, le courant et le vent de Jamestown, on en avait un peu notre claque.

Samedi 13 on met le spi après le petit dèj, 12/15 nœuds, 140 du vent, on avance à 7 de moyenne, on en profite puisque le vent devrait tomber, on verra, pour l’instant le capitaine est joyeux car quand on file sous spi il est joyeux, il y en a c’est la raclette, le capitaine c’est le spi.

c’est pour toi, Yves 😄!

Cette nuit j’étais réveillée à 3 heures pour mon tour de garde, RAS, impossible de me rendormir parce que pas assez de vent alors les voiles claquaient et le pilote n’arrêtait pas de corriger ce qui fait un boucan d’enfer dans la cabine arrière, à 4 heures le capitaine s’est levé et a pris un ris pour que ça claque moins, il m’a dit de me recoucher et j’ai obéi, et puis à chaque fois que je pensais qu’il avait terminé, j’entendais le winch, à quoi ça sert de me dire de me recoucher si c’est pour mouliner le winch, mais qu’est-ce qu’il fabrique ?! Ça a duré 2 heures, à chaque fois je croyais qu’il en avait terminé, et ça repartait de plus belle, à 6 heures je suis allée lui demander ce qui se passait : il avait passé le génois du même côté que la GV, puis tangonné à nouveau, puis préparé le spi, et là le vent était reparti, plus besoin de spi, 6 heures du matin, l’heure où t’as des envies de meurtre mais où ton éducation religieuse (et la frousse de te retrouver seule sur un bateau) t’en empêche.

– tu as dormi ?

(devine) bin non, y’avait trop de bruit 

– ooooh ! isabelle !

Ton qui manifeste que j’aurais pu faire un effort pour le remercier de m’avoir laissée au lit, c’est vrai quoi, quelle ingratitude, on se recouche et on dort un peu, on a des têtes de déterrés, ce n’est pas à Ste Hélène qu’on s’est reposés.

On regarde le paysage.

Nous avons eu, je pense, mais la mémoire humaine nous trahit parfois, les plus beaux ciels pleins d’étoiles dans les nuits qui ont suivi notre départ de Cape Town, un ciel d’une pureté parfaite, et c’est terrible mais quand on a eu le plus beau, on chipote pour le reste, on a la nostalgie du meilleur, mais qu’importe,  le spectacle des vagues et du ciel vaut la peine de s’asseoir au premier rang chaque soir et chaque matin, et on est toujours récompensés.

Parfois il ne pleut pas.

On se tape des grains et de la flotte à tire-larigot, quand ce n’est pas d’un côté c’est de la l’autre, l’humidité s’infiltre partout, aussi bien dans le bateau que dans nos chairs, je suis gonflée comme une éponge trempée dans une cuvette pleine, les nuits se passent à chasser des oiseaux gros comme des poulets qui aimeraient se poser sur les panneaux solaires, le capitaine craint toujours qu’ils ne s’assoient sur les antennes et là plus de GPS ni de Starlink ni de rien, il leur fiche un grand coup de gaffe sur la tronche mais il faut plusieurs fois pour qu’ils comprennent que se poser là entraîne systématiquement recevoir un coup sur la gueule, ils finissent par laisser tomber, c’est pavlovien, quand c’est à mon tour de chasser les oiseaux, je balaie l’air avec la gaffe mais je ne tape pas par crainte de les estourbir à jamais en entendant le bruit mou de la cervelle qui explose, ou, et c’est pire quoi qu’en diront les défenseurs des animaux, de bousiller une des antennes, en plus je me connais, j’accuserais les oiseaux et j’aurais du mal à finir ma vie avec ça sur la conscience, surtout quand le regard intègre et franc du capitaine se poserait sur moi et que je penserais à l’antenne à chaque fois.

Les jours se suivent et se ressemblent : des grains, des grains, des grains, de la pluie, de la pluie, de la pluie, en général pas très fort les grains sauf un, sous GV hissée haut et génois tangonné, 38 nœuds, il flottait tellement qu’on est restés debout dans le bateau à ne piper mot, à regarder les appareils, à écouter le vent souffler et à sentir les mouvements du bateau filer à toute berzingue, à sentir le vent nous pousser au cul comme un rouleau compresseur, les fois d’après quand je voyais des grains nous arriver dessus, je sautais sur le génois pour le rouler et on prenait un ris ou deux selon la couleur du ciel, je le réclamais au capitaine parce que lui attend toujours de voir s’il y en a besoin mais moi j’en ai marre de me faire rincer pendant les manœuvres, c’est ce que je lui ai dit :

– mais autant le faire quand on voit le grain arriver plutôt que de se faire rincer en manœuvrant dans l’urgence !

C’est vrai, quoi.

Quand un grain nous arrive par derrière au portant, on dirait qu’un chien de l’enfer énorme, énoooooOOORme ! arrive en courant derrière nous, haletant, naseaux fumants et langue pendante, il arrive, écume aux bajoues, sa langue balaie l’air de droite et de gauche, il arrive, il grossit derrière nous et son haleine fétide et brûlante nous chasse et nous rattrape en même temps, putain il arrive …

je n’ai rien vécu au-delà de 45 nœuds et je ne veux même pas savoir

Quand je raconte ça au capitaine il hausse les sourcils mais je vois derrière son œil flou qu’il imagine la scène, je lui avoue que parfois je me fais des films et que ça me fiche la trouille, 

– pas toi ? jamais ?

– bé si ça m’arrive, mais bon …

Mais bon.

Nous arrivons à Ascension le 17 avril après 5 jours de nav’ et de flotte, mais là chance, le temps est sec, et d’ailleurs ça a l’air bien sec cette île, comme s’il y avait un micro climat. On tournicote dans le mouillage pour décider de l’endroit qui roulera le moins tant qu’à faire, une longue ligne de bouées flotte le long d’une zone dans laquelle aucun bateau n’est mouillé, le capitaine me demande ce que c’est, je pourrais lui donner sa propre réponse qu’il me sort dans ces cas là, j’en sais rieng ! mais je suis ainsi faite que je cherche toujours une réponse à donner parce que je suis aidante de nature,

– un pipeline ?

ça lui donne des idées,

– un tuyau pour apporter la gazoline depuis les pétroliers  jusque dans les réservoirs parce qu’il n’y a pas assez de tirant d’eau pour qu’ils s’approchent !

On pourrait continuer bon train comme ça, jusqu’à un tube d’exfiltration des humains par les extra terrestres mais je m’arrête là (on comprendra plus tard en voyant la station de dessalement d’eau que c’est une pompe à eau de mer).

Le capitaine mouille pas loin des bouées parce qu’il pense que c’est là qu’on sera le moins sujet à subir la houle et que les gens sont bêtes et se mettent là où il y a déjà des bateaux (je suis ce genre là), ça roule beaucoup moins qu’à Ste Hélène mais c’est loin d’être le calme absolu, comme à chaque fois qu’il choisit de mouiller à l’écart des autres bateaux qui, à part un catamaran plus loin dans la baie derrière nous, se limitent à des petits bateaux à moteur ou à des barques de pêcheurs et une barge militaire, je me pose la question de savoir si justement ce coin sans bateaux et proche du tuyau flottant ne serait pas un coin inapproprié, pour l’heure c’est annexe à l’eau, il faut aller faire la clearance d’entrée et se signaler à l’immigration, Ascension est une île anglaise tout en étant une base américaine, il a fallu demander des e-visas pour avoir le droit de s’y arrêter, faut pas se louper … 

Quand nous avons quitté Ste Hélène, Nicolas nous avait prévenus qu’ici il n’y a pas de Kenny et encore moins de taxi-boat, et le capitaine, qui est un vrai capitaine, se renseigne toujours sur les endroits où on va, il m’explique qu’il va falloir s’amarrer près d’une barque, passer dans la barque et se tirer vers le quai, des fois je me demande s’il se fout de moi,

– tu te fous de moi ?

– naaaan hahaha !

Je ne sais pas s’il se fout de moi ou pas.

Nous emportons les papiers du bateau et nos passeports, filons en annexe vers le quai et arrivons près de la barque promise par le capitaine, barque que la houle fait monter et descendre avant de s’éclater contre le quai sur lequel une dame blonde nous demande en criant de loin si nous parlons français, tu parles qu’on parle français, on l’aime déjà, elle hurle au capitaine de me déposer sur le quai et ensuite de retourner s’attacher près de la barque et de monter dedans pour que je le tire jusqu’au quai à son tour, okééé … je profite d’une vague qui déferle sur le quai pour sauter dessus et le capitaine repart cahin-caha.

voilà comment ça se présente

La dame, du cata derrière nous et Belge de surcroît, m’indique qu’en haut des escaliers il y a des cordages et que je dois les ramener en bas des escaliers pour tirer la barque jusque là, c’est d’une incohérence crasse, les cordages sont attachés à l’opposé de la direction dans laquelle je dois tirer, on met une bonne demi-heure à réussir le tour de force de tirer cette fichue barque jusqu’au quai le capitaine et moi, chacun à un bout de cordage … capitaine qui avait analysé la situation et noté son incohérence, il m’avait crié qu’on allait tendre un cordage dans le sens logique pour qu’on perde moins de temps et que l’on gagne en sécurité, encore une bonne partie de rigolade n’est-ce pas capitaine, debout dans la barque qui roulait, il attendait qu’une vague le rapproche du quai pour me lancer le cordage, mais il était toujours beaucoup trop loin et le cordage tombait à l’eau, il a fallu s’y reprendre à 4 ou 5 reprises avant de réussir, je l’entendais pester comme un diable, poser le pied à Ascension se mérite.

Sur la vidéo suivante on voit les cordages prévus attachés en haut du quai à droite, puis la barque et notre annexe attachée derrière, puis le quai de débarquement et on voit sous l’eau le cordage rouge qu’on a mis en place pour pouvoir tirer la barque sur la gauche :

un vrai merdier, mais comme je dis au capitaine, ce sont les joies du voyage, et je le pense vraiment

La dame blonde et Belge nous a indiqué où trouver les customs et l’immigration, soit dans un même bureau au bout du quai, c’est fermé et ça rouvre à 14 heures, on en profite pour faire le tour du bled, Georgetown en l’occurrence, c’est vite fait, c’est vide et triste pas possible, quand on passe quelque part je me projette toujours pour savoir si je pourrais vivre là, Ascension c’est vite vu, c’est non, je ne me verrais pas du tout vivre ici …

Il fait chaud mais c’est froid

Quand 14 heures sonnent, on prend un bain de climatisation dans le bureau des customs, dehors il fait une chaleur du diable, la customière répond au capitaine, qui lui a demandé si là où nous sommes mouillés c’est bien, que la ligne de bouées bouge au gré de la houle et qu’on est trop près, et ajoute que quand la houle est trop forte c’est impossible de venir à terre et que ça sera le cas ce week-end, du coup on donne une date de départ pour samedi, et on s’en retourne au bateau pour manger un bout et déplacer le bateau, on fait bien car quand le soir tombe les bouées qui clignotent s’approchent dangereusement de nous mais s’arrêtent à temps, on peut dormir tranquille.

le mouillage est un peu rouleur va t’on dire

Le lendemain, nous passons à terre plus vite que la veille, d’une part parce que nous connaissons le truc, et de l’autre grâce à notre cordage que nous avons intelligemment laissé en place, nous croisons la dame Belge et blonde qui nous dit qu’ils se servent aussi du cordage du capitaine et que c’est bien pratique, bin tiens, je vais faire quelques courses de produits frais dans la supermarché local, qui dit supermarché local sur ce genre d’îles dit chips, gâteaux et sodas à volonté, boîtes de conserve et produits congelés itou, mais bonjour pour trouver des fruits et des légumes, j’en trouve tout de même un peu et aussi des pommes de terre mais toujours pas d’œufs ! J’ai fait des crêpes sans œufs au capitaine, donc la recette est simple, tu prends la recette de la pâte à crêpes et tu fais tout pareil sans les œufs, c’est beaucoup plus long à cuire et tout à fait mangeable mais le capitaine a froncé le nez, je l’ai habitué à mieux, j’aurais pas dû. À Ste Helene j’avais vu passer une nana qui descendait d’un 4×4 avec 2 plateaux d’œufs et qui courait presqu’en se cachant vers le marché, je m’étais approchée du conducteur pour lui demander s’il savait où trouver des œufs et il m’avait envoyée balader d’un non assorti d’une tête de con, alors j’avais été voir le gars du marché qui s’était marré quand je lui avais dit que j’avais vu passer la nana après qu’il m’eut dit qu’il n’avait pas d’œufs, il m’avait expliqué qu’il avait besoin de 20 douzaines d’œufs par semaine et qu’on ne lui en avait apporté que 5 et qu’il ne pouvait pas me les vendre, ce que j’avais bien compris, mais si j’avais su j’en aurais acheté plus à Cape Town … encore que, ça pourrit les œufs, et ça pue le mort dans le bateau, bref, pas d’œufs à Ascension non plus, donc pas d’omelette réconfortante de temps à autre en navigation, pas de crêpes, le monde va mal, tout est précieux dans la bouffe (pendant que je vous écris le capitaine se coupe les ongles, assis avec les pieds qui pendouillent du bateau, il a l’air tout appliqué, il est mignon, j’ai le cœur tout gonflé quand je le regarde, serait-ce ça l’amour) 

Re bref, je suis au supermarché et une nana me tombe dessus et me baragouine qu’elle est la sœur de Kenny et qu’il lui a dit que des Français allaient arriver en bateau et que la nana était blonde alors on papote un peu, incroyable ! Kenny aurait il apprécié les bières et les clopes pour qu’il parle de nous à sa frangine ? Elle m’indique où manger un morceau et où aller demander pour louer une voiture, et là on tombe sur la belle-sœur de Kenny, native de Ste Hélène, je lui demande comment ça se fait qu’elle est venue vivre ici, c’est pour l’argent, ici elle gagne plus et un jour aura de quoi se payer une maison, mais elle m’avoue qu’elle s’ennuie et qu’il n’y a pas de vie sociale ici, j’avais bien cru le comprendre, si nous avions eu des doutes ils se seraient levés au sein du Saint’s Members Club où nous déjeunons, seuls, d’un burger emballé dans un papier qu’on a bien de la chance que ce matin ils ont cuisiné 3 ou 4 burgers au cas où.

chaude ambiance

La belle-sœur de Kenny arrive deux heures plus tard avec sa voiture qu’elle nous loue et qui est dans le même état que celle que nous avait louée la commerçante à Ste Hélène, pourrie, mais elle roule, et nous partons à la visite de l’île …

on ze rode aguaine

N’empêche, des paysages de ouf :

on pourrait croire à une image trafiquée mais non, c’est tel quel … majestueux

Sa base américaine :

Ascension est aussi une station de télécommunications par satellite, la station terrestre du programme Ariane pour l’Agence Européenne de l’Espace et le relai mondial de la BBC, il y a des antennes partout :

ça fait très AC (art contemporain pour les non-initiés)

On roule jusqu’à Green Mountain, et comme sur la plupart des îles, dès qu’on monte il y a des nuages, de la fraîcheur et de la pluie, c’est verdoyant et on ne se croirait plus sur la même île :

Ambiance pastorale

Le lendemain, quelques courses, toujours pas d’œufs et rire moqueur de la caissière auprès de qui je m’en enquiers, rendu de la voiture, clearance de sortie, la dame blonde et Belge et du cata a prévenu le capitaine que ce soir il y a fête au Saint’s Members Club et que les navigateurs sont invités mais qu’eux n’y seront pas car ils reprennent la mer, avec le capitaine on se dit que si jamais on boit un coup, bonjour pour revenir par la barque nuitamment avec la houle qui s’amplifie, alors de retour au bateau on remonte l’annexe, on range tout et on lève l’ancre le samedi 20 pour Fernando de Noronha, île brésilienne à environ 200 NM du continent, le capitaine s’écrie plusieurs fois par jour d’un ton enjoué brazil brazil ! il paraît que c’est le Saint Trop’ du Brésil, comme si la capitaine pouvait être un fan de St Trop.

De vous parler des navigateurs invités à la fête me fait penser à Ulrich dont je ne vous ai pas parlé, Ulrich on l’a rencontré à Cape Town, du moins le capitaine l’a t’il rencontré car il est liant avec les marins de tous bords tandis que je suis plus sauvage, je dois dire que répondre aux questions qui me demandent c’est quoi comme bateau ou écouter le descriptif des leurs me passionne moyennement alors j’évite, mais bon, un jour Ulrich s’est pointé au bateau car le capitaine lui avait rendu un service et là Ulrich venait l’aider à brancher la nouvelle VHF. Une fois qu’ils ont eu fait, j’ai proposé à Ulrich de déjeuner avec nous parce que j’avais préparé à manger et que ça aurait été vraiment fort peu civil de ne pas le faire, Ulrich, donc, était Allemand et parlait un peu français et surtout anglais, notre conversation passait d’une langue à l’autre mais pas par l’allemand comme m’y avait invitée le capitaine qui, comme je suis née en Lorraine, me prête des origines teutonnes de manière tout à fait injustifiée (c’est maman qui utilisait cet adjectif de teuton, elle n’a jamais digéré la seconde guerre et sa trouille lors du bombardement d’Epinal) et Ulrich était un gastro-entérologue à la retraite et faisait le tour du monde tout seul, sous génois pour ne pas s’emmerder à la manœuvre, et en bouffant du lyophilisé pour ne pas s’emmerder à la cuisine, il avait chez lui une nana de 20 ans de moins que lui et ça me fait toujours marrer quand un homme décrit comme seule qualité d’une femme un âge bien inférieur au sien avec une lueur de fierté dans la prunelle, autant vous dire qu’il ne volait pas haut dans mon estime tout gastro-entérologue qu’il était, quand je l’avais vu j’avais été frappée par sa mauvaise mine, à vue 25 kilos de trop dont 80% dans un ventre mou qui tombait par dessus son short, le teint gris terne et les yeux vitreux, le gars qui ne respire pas du tout la santé quoi, et avec une idée précise sur le pire mal que l’on puisse se faire à savoir l’alcool, même un verre de vin c’est ce qui tue, bon, je lui donne quelques infos de diététique Chinoise et alors là, Ulrich sort pratiquement de ses gonds et m’explique que la médecine Chinoise c’est du Vaudou ni plus ni moins, j’ai fermé ma gueule parce que ça ne sert à rien d’expliquer à un ignorant ce qu’il ne veut pas savoir, encore un qui n’a pas appris et débat du sujet selon d’autres connaissances qu’il juge supérieures, en mer le capitaine a échangé quelques messages WhatsApp avec lui et finalement n’a plus eu de nouvelles, peut-être qu’Ulrich est mort seul en pleine mer, ce sont des choses qui arrivent, ça fait marrer le capitaine que je n’aie pas apprécié Ulrich, il avait de bons côtés mais bon, je me demande ce qu’il est devenu.

Bref, après cette brève escale, nous partons pour Fernando de Noronha.

Adieu à ces 91 km² loin de tout

Et si vous voulez tout savoir :

  • On n’a pas pu se baigner parce qu’il y a plein de requins ici qu’on nous a dit, même le capitaine ne s’y est pas risqué.
  •  L’île de l’Ascension est une île britannique qui se situe au milieu de l’océan Atlantique Sud, entre l’Afrique et l’Amérique du Sud et juste sous l’équateur, sa capitale est Georgetown, elle dépend administrativement du territoire britannique d’outre-mer de Sainte-Hélène. L’île a été découverte en 1501 par l’explorateur Portugais Joao da Nova Castelia, mais la découverte n’a pas été enregistrée. Deux ans plus tard, elle a été redécouverte par Afonso de Albuquerque le jour de l’Ascension, d’où, on l’aura finement compris, son nom. Jusqu’à 1815, l’île de l’Ascension était inhabitée, elle compte aujourd’hui 1100 habitants, les militaires, la population Américaine et Britannique et les travailleurs de Sainte-Hélène (plus de 700) constituent la majorité de la population. Elle abrite un des cinq récepteurs au sol (les autres sont sur Kwajalein, Diego Garcia, Colorado Springs et Hawaï) qui aident le système de positionnement mondial (GPS : Global Positioning System en Français Géo-Positionnement par Satellite).

Publié par isabelle centre tao

Je suis thérapeute, conférencière et formatrice en Médecine Traditionnelle Chinoise MTC, j'ai fondé la chaîne du Centre Tao sur YouTube pour que vous puissiez apprendre le langage de votre corps et de ses énergies, vous rééquilibrer et vous soigner avec la MTC (diétothérapie, plantes, points d'acupuncture et plein de trucs magiques) en m'adressant particulièrement aux femmes et en leur destinant plusieurs de mes formations. Aujourd'hui je me lance dans une nouvelle aventure : découvrir les plantes du monde destinées aux femmes lors des différentes étapes de leur vie, afin d'aider toutes les femmes, où qu'elles soient, car même si la Pharmacopée Traditionnelle Chinoise est la plus riche de la planète, il existe partout dans le monde des plantes qui peuvent traiter les douleurs de règles, l'infertilité, les problèmes liés à la grossesse ou à la ménopause et aider les femmes qui n'ont pas accès aux plantes de la Pharmacopée Chinoise. J'ai décidé de faire ce blog pour vous faire vivre cette aventure, et je vous raconterai aussi bien mon quotidien sur le bateau et dans les différents mouillages, que mes rencontres d'herboristes, sorcières et sorciers, chamanes, tisaneurs et all these kinds of people !

7 commentaires sur « Escale à Ascension, ça fait toujours plaisir une escale »

  1. Encore Isabelle …tes récits deviennent trop court….Invente ,je ne sais pas mais parle nous du Capitaine ! ses ongles ont ils repoussés ? s est il taillé en les coupant ?? tréve de plaisanterie la lecture de vos aventures sont trés prisées a terre Bisous

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Isabelle, je rejoins Patrick! c’ets trop court, on est fan de vos aventures, j’attends la prochaine avec hâte! Tu écris très bien, je me marre 🙂

    je lis au bureau entre 2 traitements de factures, ça me fait voyager comme ça en attendant mes vacances! bonne suite et courage toujours!

    Aimé par 1 personne

  3. merci Patrick, tu me fais penser que je n’ai pas compté le nombre d’ongles que nous nous sommes coupés depuis le départ, ça doit en faire un paquet dis donc 😄! le prochain article paraît ce dimanche 4 août, j’espère que tu le trouveras suffisamment long à ton goût 😉 bien des bisous à toi 😘

    J’aime

Laisser un commentaire