Terre & mer

en route pour Union (il fait moche)

Le lendemain matin on file sur l’île d’Union, à Clifton Bay, mouillage qui a ceci de particulier d’être au vent de l’île mais derrière une barrière de corail qui casse la houle (mais pas le vent), et ce jour-là on a 25 nœuds établis, ce qui veut dire qu’on a des rafales à 30, ça souffle et ça remue, et on n’est pas les seuls à venir dans ce mouillage, les bateaux alentour viennent s’y réfugier et arrivent presqu’à la queue-leu-leu …

on avance bien, on est content !

bon, c’est moi à la barre pendant que le capitaine est à l’avant du bateau, seul capable de faire descendre l’ancre au bon endroit de la meilleure des manières, le mouillage est plein à craquer, il va falloir jouer serré, on passe entre un catamaran à tribord  et un monocoque à bâbord, le capitaine me crie marche arrière ! c’est pour arrêter le bateau avec un bon coup de marche arrière et ensuite point mort, ça maintenant je sais faire (je n’ai pas dit bien faire mais faire, car le capitaine trouve souvent que c’est trop, ou pas assez, au risque de me prendre le chou, ce qu’il sait très bien faire et fort assidûment lors des manœuvres), ding ding ding j’entends la chaîne qui se déroule mais ça ne loupe pas, le vent embarque le bateau qui pivote et recule vers le catamaran, pas le temps d’attendre l’avis du capitaine, je mets un coup de marche avant, direct je me rapproche dangereusement du monocoque, paf remarche arrière, je suis seule au monde à me dépatouiller entre les deux bateaux, plus rien ni personne n’existe, et puis l’ancre s’accroche alors Cap de Miol se met face au vent et le capitaine ayant lâché de la chaîne il recule doucement entre les deux autres bateaux, je suis tirée d’affaire, le capitaine ne me maudira pas pour les 5 générations à venir d’avoir embouti son bien le plus précieux (un autre jour, à propos de ce mouillage, le capitaine me dira même qu’on s’était bien débrouillés, tnut tnut – bruit de klaxon victorieux)

Clifton Bay : on voit nettement la barrière de corail qui arrête les vagues, au premier plan ça bouge et là où sont mouillés les bateaux c’est calme … incroyable non ?

Un peu plus tard tandis que je prépare à manger, je l’entends qui commente les arrivées d’autres bateaux et qui s’emballe carrément

  • mais il va emboutir l’autre bateau ! 
  • qu’est-ce qui se passe ?!
  • il est arrivé comme un tambour et il a lâché son ancre sur celle d’un autre bateau ! 

alors ça c’est aussi intéressant qu’une nouvelle voiture qui arrive dans un patelin de la France profonde, tout le monde est aux fenêtres pour commenter, dans le mouillage tous les navigateurs sont sur leur pont pour regarder le bateau Martinique arborant pavillon américain se débattre misérablement, on entend le gars du bateau embouti hurler parce que Martinique tape et retape dedans, finalement des gars viennent en annexes pour aider à délier les chaînes, Martinique repart mais fait n’importe quoi, tourne dans le mouillage trop vite en rasant les bateaux, descend et remonte son ancre, on voit l’équipière courir en pure perte sur le pont avec un pare-battage qu’elle positionne ici ou là selon que le bateau passe là ou ici, dans l’espoir de minimiser les dégâts en cas de nouvelle collision, le capitaine fonce fouiller dans un coffre pour sortir sa corne de brume et souffle dedans quand Martinique passe trop près de nous, on se croirait dans un stade de foot, ils sont complètement paumés et tournent dans le mouillage, maintenant leur ancre est coincée et pendouille pitoyablement à l’avant du bateau, un boat-boy du port finit par réussir à y attacher son dinghy et à monter à son bord pour le piloter, ils vont encore tourner pendant une bonne heure sans réussir à décoincer la chaîne et à se poser, finalement le boat-boy réussira à les faire accoster à un ponton, je ne sais pas si ces gens savaient ou non naviguer, s’ils avaient abusé du rhum ou quoi, mais j’ai beau me dire que celui qui n’a jamais péché leur jette la première pierre, il y a de la remontrance dans l’air … le capitaine dit qu’il n’a pas envie de laisser le bateau en voyant ce genre de scène, pas qu’il ait envie de rester pour assister au spectacle, mais parce qu’il craint qu’on ne l’emboutisse car d’autres bateaux ont mouillé dangereusement, mais finalement ça se calme alors on va à terre trouver un wifi point pour que je puisse travailler …

NB : quelques jours plus tard j’ai demandé au capitaine, pour voir, s’il savait quel était le modèle de Martinique, il m’a répondu du tac au tac un Hunter, il se souvient de presque tous les bateaux qu’on voit dans les mouillages et même ! se rappelle un mouillage d’après les bateaux qu’il y a vu … une vie entière ne me suffirait pas 

Clifton le long de l’eau
Clifton à l’intérieur

…et le lendemain on repart encore, on repart toujours, on s’en va pour Grenade et sur la route on va passer devant Punaise et Morpion, PSV et Petite Martinique, petites îles superbes, le capitaine me dit que Morpion c’est carrément mythique mais moi je n’en avais jamais entendu parler …

Morpion : minuscule tas de sable avec un parasol éternellement planté !
PSV = Petit St Vincent pour les initiés (dont vous faites désormais partie !)
Un splendide 2 mâts devant PSV
Petite Martinique, ça fait envie mais on ne fait que passer à côté

 Sur la route on s’arrête pour dormir à Ronde Island, on est tout seuls, peut-être parce que ça se trouve sur la ligne d’alerte rouge de la zone d’exclusion du volcan sous-marin Kick’em Jenny qui est tout près, il y a carrément une zone interdite à la navigation car des bateaux se sont déjà fait engloutir, son activité est extrêmement récente à l’échelle de la création du monde (saura-t-on jamais quand et comment quoiqu’en disent les scientifiques), et comme pour arriver on est passé au-dessus d’une espèce de grand trou d’eau, j’ai eu peur qu’on se fasse aspirer comme dans une bonde de bidet qui se vide, mais heureusement le monde est moins cruel que mon imagination, et à part ça j’ai assouvi un gros fantasme qui me trottait depuis moult quand je regardais le capitaine, même à lui je ne dirai pas c’était quoi mais c’est fait, je l’écris pour m’en souvenir quand je serai bien vieille, la vie c’est une fabrique à souvenirs alors je m’en fabrique … (tout de même, si je perds la boule ça m’énervera de me relire sans me rappeler de ce que j’ai fait de pendable à Ronde Island) ( je me dirai même où ça ?) (le capi quoi ?) 

Mouillage de Ronde Island, austère … comme le charme du capitaine

RED ALERT ZONE !

Après cette belle halte dont nous sortons vivants, nous arrivons à Grenade, précisément à la marina de Port-Louis dans le lagon de St George’s harbour … aaaah ! La marina de Port-Louis ! Je vous la conseille ! Ça c’est de la marina ! accueil charmant, petit resto, petit bistrot, serveuses adorables (j’y vais avec mon ordi et la ferme intention d’abuser de leur free wifi, je vois qu’à une autre table des gens ont de la San Pellegrino, ma commande est toute faite et je dis à la charmante créature qui vient la prendre : oine San Pellegrino pliz, elle me regarde avec ses grands yeux ornés de faux cils plus fournis que les poils d’un col de fourrure et émet une espèce d’éructation hébétée destinée à me faire comprendre qu’elle n’a pas compris, j’essaie sur tous les tons, tente un ouater ouiz beubeulses, elle éructe de même et finit par héler une consœur sans faux cils mais qui comprend et traduit à la belle aux faux cils sparkling water ! Aaaaah voilà, je retiendrai maintenant ! Sparkling water !) (du coup je me suis rappelé qu’on dit aussi soda water, tout bêtement) et surtout des sanitaires 5 étoiles !

Arrivée à St Georges de Grenade

on y reste les quelques jours dont j’ai besoin pour travailler et puis bien évidemment on visite Grenade, l’île aux épices … 

La marina de Port Louis à St Georges … un must
Les sanitaires ! Quand on ouvre la porte d’une cabine de douche c’est tout cet univers qui s’ouvre à nous ! le luxe suprême !

La difficulté majeure que je rencontre quand je cherche des infos sur la botanique locale, c’est la langue, mais par miracle (ou quand on cherche on trouve) le capitaine dégote des guides québécois, Bob et Gigi de Montréal, et c’est parti pour une journée fabuleuse qui réunit visite de l’île et infos phytobiologiques, nous commençons par  visiter le Grand Etang Tropical Rain Forest qui contient toutes les principales espèces que l’on peut trouver dans les forêts tropicales de différentes parties du monde telles que l’Amazonie, et même certaines espèces animales tel que le singe qui viendra se balader sur mon épaule (même pas peur !)

c’est Bob qui nous drive et raconte tout un tas d’anecdotes passionnantes sur l’île, nous emmène voir les avions russes abattus par les américains en 1983 sur le petit aéroport abandonné, nous montre la plage détruite en deux ans par la montée des eaux dues à la construction d’une digue un peu plus loin, ce qui a détourné le courant, les investissements Japonais ou Chinois pour se positionner sur l’île, la plage où les tortues luth viennent pondre …

Un avion Russe abattu par les Ricains en 1983

Ci-dessus, la plage qui disparaît, il y a des dizaines de cocotiers qui gisent sur le sable, j’ai préféré une photo de ce qu’il reste peut-être à sauver (les Chinois ont un plan : faire des trous dans la digue pour laisser passer l’eau afin que le courant ne soit pas détourné sur la plage, mais est-ce que ça va être tenté ?)

Ci-contre la cascade dans laquelle Bob et le capitaine ont sauté pieds joints en se bouchant le nez, bravo messieurs

… alors que Gigi me renseigne sur les plantes que nous découvrons au fur et à mesure de nos haltes, elle en connaît un rayon et m’indique plein de pistes, je suis ravie au-delà de mes espérances, et puis nous visitons une chocolaterie artisanale, Bob nous explique toutes les étapes de la récolte et de la fabrication, et nous allons dans le jardin de Doris découvrir encore d’autres plantes et arbres, notamment le muscadier (la noix de muscade possède des vertus anti-inflammatoires et antiseptiques mais attention, à fortes doses, la noix de muscade brute fraîchement moulue à partir des amandes, ainsi que l’huile de noix de muscade, a des effets psychoactif dus à la myristicine qui se transforme, dans le foie, en une amphétamine psychédélique, ce qui fait que son prétendu effet abortif demeure encore aujourd’hui une cause d’empoisonnement à la noix de muscade chez les femmes), le corossol avec ses fruits aux vertus anticancéreuses, l’arbre corail ou griffe de tigre (aussi connu sous le nom de Noisette purgative ou Koray en créole) dont il faut se méfier car des cas d’intoxication avec les fruits ont été rapportés …

Un eucalyptus arc-en-ciel ! cadeau de l’Indonésie en 1977, il y en a 7 sur l’île, on en connait 3 et on ne sais pas où sont les 4 autres … et puis une rose de porcelaine, incroyable ce que la nature fabrique, il y a une énergie de folie dans cette rose !

Au retour nous nous arrêtons près d’une cascade, le capitaine et Bob y font un plongeon pendant que Gigi et moi discutons toujours botanique, avant de se quitter elle nous offre une noix de muscade comme un bijou dans un coffret, sublime de beauté, elle est à sécher dans un coin du bateau (la muscade, pas Gigi)  et quand elle fera du bruit en la secouant près de l’oreille, elle sera bonne à utiliser … je me demande ce que ça ferait au capitaine si j’ai la main un peu lourde 🤔… (faudrait pas me tenter)

c’est une vraie noix de muscade !

J’ai encore engrangé beaucoup d’infos que je vais devoir organiser et affiner, mais j’adore ça, le lendemain, nous faisons des courses alimentaires, le plein d’eau, le nettoyage du bateau, pour être prêts à lever l’ancre au plus tôt demain, le soir je profite encore du wifi de la marina pour travailler un maximum, parce que par là où va passer c’est certain qu’il n’y aura pas le moindre wifi … 

Sinon jai fini par balancer l’ingénieux piège à chauve-souris parce que la banane pourrissait dedans et qu’aucune chauve-souris ne s’y est aventurée, non plus que dans le bateau, à mon grand soulagement

Marché aux épices de Grenade

Passons à terre avec un peu de phytobiologie !

L’arbre corail ou médicinier  (Jatropha multifida de la famille des Euphorbiaceae) possède des propriétés antibactériennes et antifongiques, au Mexique les jeunes feuilles sont consommées comme légume et les graines, purgatives, sont utilisées en médecine traditionnelle, tandis qu’en Tanzanie les guérisseurs l’utilisent contre les infections fongiques.

En Médecine Traditionnelle Chinoise on l’utilise aussi, d’où mon intérêt, on utilise plus précisément son écorce, il s’agit de Hai Tong Pi, on s’en sert en usage local contre les démangeaisons cutanées et l’eczéma ou les douleurs dentaires, et en décoction contre les Bi (douleurs rhumatismales), particulièrement les douleurs du bas du dos et des jambes, mais je précise qu’en MTC on combine toujours plusieurs plantes pour avoir des résultats, c’est très rare qu’on utilise une seule plante isolée, c’est d’ailleurs la grande différence entre la pharmacopée traditionnelle Chinoise et les autres phytothérapies. D’une manière générale, pour avoir des résultats significatifs avec les plantes, il faut une posologie suffisante et une forme galénique efficace. Or dès qu’on utilise une plante à une posologie haute, celle-ci a des effets indésirables, donc pour éviter ce problème, la pharmacopée chinoise utilise la synergie de plusieurs plantes, qui fait que la posologie des principes actifs est suffisante alors que la posologie de chaque plante reste largement en dessous du seuil des effets indésirables, c’est dune intelligence que la phytothérapie occidentale est loin d’égaler !

Arbre corail

Le corossol ou graviola (Annona muricata L. de la famille des Annonaceae) est une plante largement utilisée dans les régions tropicales où elle pousse, en particulier dans les Antilles et en Asie de sud-est. Elle est utilisée dans l’alimentation en raison de la saveur aromatique de son fruit, ou encore en médecine traditionnelle en raison des diverses propriétés qui lui sont attribuées. En France, cette plante est de plus en plus vendue dans des circuits non officiels, en raison des propriétés anticancéreuses qui lui seraient attribuées.

Pour l’anecdote, la famille des Annonaceae est celle de l’Ylang-Ylang, bien connu pour son Huile Essentielle capiteuse aux vertus aphrodisiaques 😉

La composition chimique de cette plante est très riche et tout particulièrement les alcaloïdes, ainsi que des composés phytochimiques appelés acétogénines, qui sont exclusivement présents chez les espèces de la famille des Annonaceae et qui pourraient être en grande partie responsables des activités biologiques conférées à cette plante.

On peut manger les fruits quand ils sont mûrs et il est également largement utilisé pour préparer des sirops, bonbons, boissons, yaourts, compotes, glaces et milkshakes

Ses principaux usages en Médecine Traditionnelle sont les suivants : sédatif, bactéricide, antiparasitaire, anti-inflammatoire, astringent, hémostatique, antispasmodique, anti-ulcéreux et anti-diarrhéique, antitussif, hypotensif, contre les vertiges, antipyrétique, et galactogogue (favorise la sécrétion lactée)

L’infusion de feuilles est utilisée chez les populations créoles d’Amérique du Sud, des Antilles, au Sénégal et en Asie du Sud-est, pour ses propriétés sédatives. Aux Antilles Néerlandaises, les feuilles sont introduites dans les taies d’oreiller pour garantir une bonne nuit de sommeil. Certaines personnes baignent les enfants nerveux ou présentant une éruption cutanée (type varicelle) dans une infusion de feuilles, car elle aurait des propriétés calmantes et apaisantes. Elle peut également être appliquée sur les coups de soleil. Le fruit est plutôt utilisé comme stimulant. On attribue également aux feuilles des propriétés anti-inflammatoires. Aux Antilles, une décoction est employée sur des compresses que l’on applique sur les inflammations et les pieds échauffés. L’écorce, riche en tanins, est utilisée comme astringent et hémostatique : aux Antilles et en Asie du Sud-est, l’écorce verte est frottée sur les plaies.

On lui confère également et surtout des propriétés antitumorales grâce à sa teneur en acétogénines (composés qui sont des inhibiteurs puissants d’une phase de la chaîne respiratoire mitochondriale, ce qui leur donne un pouvoir antitumoral). De nombreuses études in vitro et in vivo rapportent un effet antiprolifératif significatif envers diverses lignées de cellules tumorales, que ce soit du poumon, du sein, du colon, de la prostate, du rein ou encore du pancréas.

Attention à la neurotoxicité de cette plante ! depuis la fin des années 1990, le corossol a été directement mis en cause dans une prévalence anormalement élevée de cas de syndromes parkinsoniens atypiques auprès des populations tropicales consommatrices de cette plante

Autres effets indésirables :

  • De fortes concentrations de corossol entraînaient des nausées et des vomissements.
  • C’est un stimulant utérin, il ne faut pas en consommer durant une grossesse, par contre on peut l’envisager préalablement à une grossesse (c’est cet aspect que je souhaite développer bien entendu)

Consommation

Le mieux est de consommer le corossol frais mais on ne le trouve pas en Europe, on peut donc le consommer en gélules, un des problèmes étant par exemple que les posologies indiquées pour les poudres de fruit et de feuilles sont similaires. Or, la concentration d’acétogénines est beaucoup plus importante dans les feuilles du corossol que dans les fruits (gros soupir d’impuissance)

attention car ce produit peut être vendu à des tarifs carrément prohibitifs car il est très recherché par des personnes atteintes de cancer et malheureusement il y a des abus honteux, honteux, HONTEUX !!!

Bref : il vaut toujours mieux consulter un thérapeute, et de mon expérience je vous indique qu’avec les nouvelles chimiothérapies il faut absolument voir avec son oncologue si oui ou non on peut utiliser des plantes quelles qu’elles soient car le risque d’hépatite est vraiment très élevé, le foie ne réussissant pas à gérer autant de molécules à la fois

Voilà Gigi devant un corossol dont on voit bien le fruit

Le cacao, ah ! (Theobroma cacao, de la famille des Sterculiaceae) a des vertus antifatigue, antistress et antioxydant, il protège le système cardio-vasculaire, régule le flux sanguin, brûle les graisses. Néanmoins, une fois torréfié (c’est-à-dire transformé en chocolat ou en poudre de cacao), il perd environ la moitié de ses vertus médicinales (que la moitié, mais ça ne veut pas dire qu’il faut en manger deux fois plus parce que là ça fait grossir)

En utilisation interne :

  • Effets psychostimulants et toniques : grâce à sa teneur en théobromine, le cacao est un antidépresseur naturel. Source de magnésium, c’est, également, un très bon antistress et un antifatigue reconnu.
  • Effets antioxydants : riche en flavonoïdes, le cacao prévient le vieillissement cellulaire. Il contribue à la lutte contre les maladies inflammatoires et traite les troubles de la fonction immunitaire.
  • Effets vasodilatateurs : le cacao cru favorise le flux sanguin cérébral, protège le système cardio-vasculaire et diminue l’hypertension artérielle.
  • Effets lipolytiques : le cacao cru aide à brûler les graisses et participe à l’amaigrissement quand on respecte la posologie, le mieux étant l’ennemi du bien

En utilisation externe le beurre de cacao réhydrate les lèvres sèches et la peau.

Posologie

  • Pour une utilisation médicinale, il est préférable d’utiliser du cacao cru, par exemple en gélules : prendre 2 gélules au petit-déjeuner et au déjeuner (ça perd un tantinet de son intérêt 😉 )
  • En infusion : laisser infuser le contenu de 4 fèves de cacao crues dans 30 cl d’eau bouillante, durant dix minutes.
  • En forme torréfiée :  2 ou 3 carrés de chocolat noir par jour, l’idéal étant bien entendu du chocolat à 100% (celui que j’ai acheté à la chocolaterie est incroyablement bon car il n’a pas l’amertume de certains qui sont presqu’immangeables tant ils sont amers)
La chocolaterie artisanale et son jardin
Un cacaotier avec ses cabosses – 1 cabosse = 1 plaque de chocolat
Un tas de cabosses à transformer
A l’intérieur de la cabosse, les fèves, entourées de cette pulpe mucilagineuse qui sera utilisée pour faire le chocolat blanc ou des cosmétiques
Marche pieds nus dans les fèves de cacao pour les retourner pendant le séchage

L’ Aphelandra aurantiaca (de la famille des Acathaceae) m’intéresse grave, c’est pour cela que je vous en parle !

C’est une plante tropicale dont l’utilisation semble restreinte aux Wayãpis (l’un des 6 peuples autochtones amérindiens de la Guyane Française). La macération des feuilles broyées est frottée sur le ventre des parturientes qui peinent à accoucher. Ce remède favorise ou accélère la naissance du bébé.

Son nom en Wayãpi est mulumulukwi, de mulu, « grossesse » et kwi, « tomber ». La propriété qu’ont les fleurs de l’ Aphelandra de tomber au moindre choc est à l’origine de cette association symbolique entre la facilité de la chute et la difficulté de la naissance

Aphelandra aurantiaca

Je récolte précieusement toutes les infos que je glane, je fais des recherches, je trie, je vérifie … et je m’éclate !

Et maintenant, tout ce que vous avez besoin de savoir avant de vous coucher ce soir

  • Un boat boy est un garçon engagé pour aider à faire fonctionner ou piloter un bateau
  • Le Kick ’em Jenny est un volcan sous-marin actif situé au fond de la mer des Caraîbes, à 8 km au nord de l’île de Grenade et à environ 8 km à l’ouest de Ronde Island (qui n’est pas ronde, je le sais, je l’ai vue). Le mont s’élève à 1300 mètres auèdessus du fond de la mer. Le premier enregistrement du volcan date de 1939, bien qu’il ait dû entrer en éruption de nombreuses fois avant cette date. Les 23 et 24 juillet 1939, une éruption brise la surface de la mer, envoyant un nuage de vapeur et de débris à 275 mètres dans les airs et générant une série de tsunamis d’environ 2 mètres de haut lorsqu’ils atteignent les côtes nord de La Grenade et du sud des Grenadines. Un petit tsunami a également atteint la côte ouest de l’île de la Barbade. Le Kick ’em Jenny est entré en activité en 2015 et en mars 2018 pour la dernière fois. Au-dessus des volcans sous-marins, les bateaux peuvent perdre leur flottabilité sur l’eau de mer car en cas d’éruption les volcans sous-marins relâchent des gaz volcaniques et en se mélangeant à l’eau de mer ces gaz réduisent la densité de l’eau et provoquent le naufrage des bateaux passant dans la zone.
Le Kick’em Jenny calme
Le même en éruption, on voit Ronde Island au fond où la capitaine et moi-même fûmes récemment et on s’en souviendra !
  • L’invasion de la Grenade, également connue sous le nom de code opération Urgent Fury, est l’opération militaire qui vit le débarquement à la Grenade d’une force militaire réunissant des soldats des Etats-Unis et de plusieurs nations des Caraïbes. L’opération de 1983, qui faisait suite à plusieurs années de tensions politiques entre la Grenade et les États-Unis, a été déclenchée par le coup d’état ayant mené au renversement et à l’exécution du Premier ministre grenadien, Maurice Bishop. L’opération, menée en dehors de tout mandat du Conseil de Sécurité de l’ONU causa la mort d’une centaine de personnes et fut condamnée par un vote de l’Assemblée Générale des Nations Unies
  • Si vous passez par Grenade et que vous voulez la visiter en Français avec en prime des expressions québécoises, vous avez le meilleur des contacts : tropicalparadisetours@yahoo.com
 

Publié par isabelle centre tao

Je suis thérapeute, conférencière et formatrice en Médecine Traditionnelle Chinoise MTC, j'ai fondé la chaîne du Centre Tao sur YouTube pour que vous puissiez apprendre le langage de votre corps et de ses énergies, vous rééquilibrer et vous soigner avec la MTC (diétothérapie, plantes, points d'acupuncture et plein de trucs magiques) en m'adressant particulièrement aux femmes et en leur destinant plusieurs de mes formations. Aujourd'hui je me lance dans une nouvelle aventure : découvrir les plantes du monde destinées aux femmes lors des différentes étapes de leur vie, afin d'aider toutes les femmes, où qu'elles soient, car même si la Pharmacopée Traditionnelle Chinoise est la plus riche de la planète, il existe partout dans le monde des plantes qui peuvent traiter les douleurs de règles, l'infertilité, les problèmes liés à la grossesse ou à la ménopause et aider les femmes qui n'ont pas accès aux plantes de la Pharmacopée Chinoise. J'ai décidé de faire ce blog pour vous faire vivre cette aventure, et je vous raconterai aussi bien mon quotidien sur le bateau et dans les différents mouillages, que mes rencontres d'herboristes, sorcières et sorciers, chamanes, tisaneurs et all these kinds of people !

6 commentaires sur « Terre & mer »

  1. Bonjour isabelle, nous étions à St Georges lundi dernier, on s’est de peu… merci pour vos magnifiques reportages. Bon vent , Philippe du cap

    Aimé par 1 personne

  2. et ça s’est bien passé sur le Champlain ? j’ai regardé sur internet, ça a l’air d’être vraiment très chouette ! j’espère que le retour s’est bien passé aussi ainsi que la reprise 😉 à bientôt Philippe, et merci pour tes messages !

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