Ua Pou, Terre des hommes

le soleil se lève à l’Est

Samedi 18 juin

Levés à 3h30 pour faire 60 NM et arriver avant la nuit à Ua Pou, on se tape un peu tous les temps et on alterne moteur, GV + génois, spi, des gros grains en veux-tu en voilà, ça nous maintient en forme et avec un peu de chance ça va décupler mon néocortex, je dois changer deux fois de short tellement ils sont trempés de pluie et que ça me fait grelotter avec le vent, et puis on l’aperçoit enfin dans les nuages et puis je m’exclame

– regarde ! On dirait qu’il y a un pic géant qui sort des nuages !

il y a un pic géant qui sort des nuages, une fusée monumentale dressée vers le ciel, c’est  gigantesque, je pose mes mains sur ma poitrine tellement ça me coupe le souffle, c’est beau mon dieu que c’est beau, chaque île est une découverte, chaque île est unique et c’est rien de le dire, jamais je ne m’attends à l’émotion qui va m’envahir de voir encore ce que la Nature peut faire, notre planète est un miracle et je me demande si les curés qui disaient que nous sommes le centre du monde n’avaient pas raison finalement, les scientifiques expliquent comment notre planète existe, à coup d’atomes de carbone et toute une histoire physico-chimique, très bien, mais pourquoi ? pourquoi notre planète et nous ? Y a-t-il un but ? Pourquoi depuis que le monde est monde les humains croient en un ou des dieux en levant les yeux vers le ciel ? (une pensée pour tous les hérétiques massacrés de bon cœur par l’église parce qu’ils ne se laissaient pas imposer l’interdiction du culte des autres dieux que le sien)

 En avançant on voit d’autres pics, moins grands, qui sortent avant de disparaître à nouveau dans les nuages, ils se présentent à nous tour à tour en un hallucinant spectacle, je clame d’une voix chevrotante à l’aune de mon émotion que c’est l’île la plus incroyable que l’on ait vue jusqu’ici …

Incroyable au point de voir la fin du monde, là où l’océan s’arrête et tombe à la verticale dans un trou sans fin, comment ne pas imaginer que la terre était plate quand des marins passaient ici (maintenant on sait qu’elle n’est pas plate, je le précise car je ne voudrais pas passer pour une complotiste qui remet tout en question parce qu’on nous ment on nous spolie) (les vieux sauront qui je cite) (les jeunes demandez aux vieux)

la fin du monde c’est là
vue globale pour bien saisir le concept

Toute cette incroyabilité a beau absorber mon attention au plus haut point …

PRO-DI-GIEUX !

… je finis par apercevoir le ciel qui est vachement noir à tribord, et on a beau être bâbord amure (ce qui revient à dire que le vent vient de notre gauche et est censé pousser les nuages vers la droite) on voit bien que ça nous arrive sur le coin de l’œil et qu’on n’y coupera pas, le vent doit certainement faire une boucle en hauteur et tout nous pousser dessus, me dis-je

glurps

On arrive au mouillage de Hakahau (Nord-est de Ua Pou) sous une pluie battante

Il y a 4 bateaux planqués derrière un petit quai, ils ont tous une ancre arrière pour rester face à la houle car ça houle bien, et deux autres bateaux mouillés plus loin qui roulent comme des culbutos, nous on se retrouve au tout début du quai, on ne peut pas aller plus avant car il n’y a pas la place ou pas le fond suffisant, on peut dire qu’on la sent bien cette houle qui arrive plein pot, le capitaine conclut rapidement qu’on va imiter les copains et mettre une ancre arrière, j’enfile un legging en lycra parce que c’est encore ce qu’il y a de mieux pour se faire tremper, le capitaine récupère notre deuxième ancre dans le coffre de la jupe et y attache une longue amarre à laquelle il attache une autre longue amarre toute molle, je lui en fais la remarque à laquelle il répond qu’elle coûte une blinde, j’aurais pas cru en la voyant si molle, hop on bazarde l’ancre et les amarres dans l’annexe remise à l’eau, on y grimpe et on s’éloigne teuf teuf teuf pour jeter l’ancre au bon endroit, la nuit tombe et on se fait rincer proprement (salement pour tout dire), il n’y a guère de fond donc l’ancre le touche rapidement, maintenant il s’agit de retourner au bateau en laissant les amarres se dévider, le capitaine conduit, à moi de laisser filer les amarres, première amarre c’est bon, arrive l’amarre molle … qui fait des nœuds, s’emberlificote, je donne des ordres au capitaine, vraiment quelle journée incroyable où tout est permis même l’impensable

– moins vite ! sinon toute l’amarre va partir à l’eau en un seul paquet ! (Et qui c’est qui devra plonger pour la récupérer ?) (pas moi)

Je débrouille le plus rapidement possible ce tas de nœuds mais ça ne va pas assez vite pour le capitaine

– on aurait dû la préparer avant ! c’est le bordel !

Ben oui mais voilà (c’est qui on bitte schön ?)

– ah il ne faudra pas faire ça dans les canaux de Patagonie !

– moins vite je te dis ! (Remarquez que je ne lui dis pas ta gueule, bien que sa dernière remarque soit tout à fait déplacée tandis que je me dépatouille en suant sang et eau alors que pas de Patagonie en vue que je sache)

C’est sûr qu’avec ce temps que j’y passe on se retrouve imbibés de pluie comme des babas de rhum, mais je finis, sous le regard impatient du capitaine, par arriver à démêler toute l’amarre molle et chère et qui fait des nœuds, et au bout du compte on arrive au bateau, je glisse l’amarre autour d’un taquet et la récupère, au fur et à mesure le bateau se met dans l’axe des deux ancres, quand ça devient trop dur je mets l’amarre au winch et je mouline avec hardiesse … foutredieu ! elle s’est effilochée et entortillée dedans et bloque le winch ! je hèle fébrilement le capitaine avec l’envie de me balancer à l’eau pour lui couper l’herbe sous le pied (il n’aurait pas le cœur à houspiller une noyée), il arrive aussi vite que s’il avait été téléporté, constate les dégâts, se maudit de ne m’avoir pas prévenue qu’elle ne se mettait pas au self-tailing (ai bien fait de ne pas me noyer), désentortille l’amarre en m’expliquant que ça coûte un bras, à quoi je réponds qu’elle est tellement molle qu’elle ne me semble pas valoir grand chose, c’est un tort, ça aurait tendance à le contrarier, il grommelle je ne sais quoi en attachant l’amarre avec un nœud de taquet, la nuit est largement tombée et je lui dis que c’était drôlement rigolo et que j’ai passé une super bonne journée, ce à quoi il rétorque, un tantinet surpris car il n’aurait pas pensé à qualifier cette journée de rigolote, tant mieux, on n’a plus un poil de sec

vue du mouillage, guère de place pour être bien protégés de la houle (et c’est aride)

Le lendemain matin il fait beau et musique plein pot pour la fête des pères, quelques familles ont installé des barbecues à côté des pickups alignés le long de la plage, 4 bateaux sont partis dont deux qui mouillaient derrière le quai, ce qui nous laisse tout loisir de changer de place si on veut, et le capitaine veut, pour rouler moins, moi ça ne me dérange pas de rouler au mouillage parce que comme ça je ne suis pas malade quand on reprend la mer, mais le capitaine ne dort pas bien quand ça roule, bon, il part en annexe récupérer l’ancre arrière, ensuite on lève l’ancre avant, et on déplace le bateau, on va aller se mettre entre les deux qui sont encore mouillés là, okaye, on y va et on mouille l’ancre avant, mais zut car il y a un vent violent qui nous pousse vers un bateau inhabité à tribord, le capitaine est sur la jupe et trafique l’ancre pour la préparer avant de la remettre à l’eau, je le préviens que, non seulement nous nous approchons dangereusement de l’autre bateau mais que, de plus, nous reculons vers l’amarre de son ancre arrière et risquons de ce fait de nous prendre les safrans ou la quille dedans (il fut un temps où je n’aurais rien remarqué, je progresse)

– mais non on est loin

– ah (soit je bigle, soit mon appréciation des distances est radicalement différente de celle du capitaine)

Et puis, aussitôt

– marche arrière (ton calme du maître qui maitrise)

– marche arrière ?! (ton véhément de l’élève qui voit avec horreur la raison du maître vénéré s’égarer)

Dans la gueule du loup ? me hurle ma pensée, toujours alerte

– oui ! marche arrière ! et pousse ta barre ! (on sent poindre un frémissement d’urgence)

Aaaah … il veut que je dessine un arc de cercle vers l’arrière, c’est bien joli mais bien risqué, surtout avec moi à la barre, néanmoins je m’exécute en serrant les fesses (datant vraisemblablement du XVIIIe siècle, cette expression utilise l’image de quelqu’un qui serre les fesses par crispation ou par peur de déféquer) on passe à ras et le bateau s’éloigne

je vous gâte !

Le capitaine est très marche arrière, moi beaucoup plus marche avant, je note tout de même que nous ne nous sommes guère éloignés et que le vent nous repousse déjà dare-dare vers le bateau comme un veau revient téter sa mère, ça y est, le capitaine a mis l’ancre dans l’annexe, saute dedans, met le moteur en route et me crie en s’éloignant qu’il faudra que je récupère l’amarre pour la tendre quand il aura balancé l’ancre, ok ok, je le vois de loin qui cherche la meilleure place pour balancer l’ancre, mais Cap de Miol est de nouveau trop près de l’autre bateau et recule vers son amarre, je suis à un doigt de faire marche arrière mais je ne le sens pas du tout et le capitaine n’est pas là pour me mettre la pression, et ce coup-ci j’ai envie d’éloigner suffisamment le bateau pour ne pas remettre la sauce toutes les 5 minutes, je me lance en mettant un bon grand coup de marche avant et m’éloigne vers le large, j’entends le capitaine qui s’égosille

– MAIS OÙ TU VAS ?!?!

Je n’ai pas le temps de lui faire un dessin comme à vous et continue de m’éloigner, je sais que le vent me repoussera bien assez vite jusque là, je ne suis pas née de la dernière pluie

– OÙ TU VAAAAAAS ?!?!!?! (je l’ignore royalement mais imagine sa tête 🤬)

Je mets un grand coup de marche arrière pour arrêter le bateau et me retourne vers le capitaine pour lui faire signe que tout va bien, il a du mal à le croire, je descends sur la jupe pour m’apprêter à récupérer l’amarre, la molle qui est accrochée à l’autre pour avoir suffisamment de longueur durant l’opération … quand je la vois posée en entier sur la jupe … le capitaine ne l’a pas accrochée à l’autre amarre, s’il balance l’ancre elle va aller au fond avec son amarre et il faudra plonger pour les récupérer, j’attrape le bout de l’amarre molle et le secoue au-dessus de ma tête en sautant sur place pour alerter le capitaine tout en m’époumonant t’as oublié d’accrocher l’autre amarre !!!

Il ouvre les bras dans un large geste désabusé, en oublie aussi sec ma marche avant, revient au bateau, attache l’amarre molle et repart pour terminer cet ancrage …

en vrai il a fait un nœud marin, que dis-je, plutôt 2 ou 3

En revenant il marmonne que voilà ce qui arrive quand on est fatigué et puis, sans que je m’y attende

– c’est bien, tu t’es bien débrouillée pour t’éloigner et arrêter le bateau me complimente t’il

– merci ! le remercié-je, incrédule de tant d’éloge, il y a des jours comme ça (nos propres erreurs nous rendent plus tolérant) (c’est pour ça que je suis hyper tolérante)

ah ! on distingue le bateau inhabité à notre tribord et le quai devant nous, vous assistez à une évac’ san’ (évacuation sanitaire) vers l’hôpital de Tahiti, tu te casses une jambe et ça coûte la peau des fesses à la sécu

Qui dit mouillage avec connexion dit boulot, je m’y attèle, toujours avec plaisir, ça me fait du bien de travailler, ça m’a toujours fait du bien, parce que je n’ai jamais l’impression de travailler mais toujours de m’enrichir, d’échanger, de comprendre, et aussi travailler occupe l’esprit sainement au lieu de se torturer à je ne sais quoi, je parle là d’une manière assez générale car j’ai noté que moins les humains (je parle de l’homo erectus classique, dont je revendique l’appartenance, pas du génie ou du saint, ça m’a eu tentée à une époque, mais ça m’a bien passé) ont l’esprit occupé par des activités, plus ils nombrilisent et se posent des questions sur leur santé et ont peur de la mort, ce qui me fait me souvenir d’une conversation entre filles dans une voiture dans laquelle j’étais passager, l’une d’elles dit ne pas avoir peur de la mort et les autres renchérissent, on me demande mon avis, bin moi, avisdonné-je, quand je vais bien je n’ai pas peur de la mort, mais si je suis bien malade mon avis a tendance à s’égarer sur des voies moins augustes, bref, je fais ce qu’il faut pour aller bien et mon travail en fait partie

Mon action est mon seul bien, Mon action est mon héritage, Mon action est la matrice qui me fait naître, Mon action est ma race, Mon action est mon refuge. Bouddha

si ça, ça ne me porte pas chance, je veux bien être changée en lévrier afghan

Comme de bien entendu, on prend 1 jour pour visiter l’île, vu de l’extérieur on peut avoir l’impression qu’on prend tout notre temps, mais rester entre 2 à 7 jours sur une île ne permet que d’en saisir l’essentiel, les autres navigateurs que l’on croise trouvent que nous allons super vite et nous les laissons en général derrière nous, certains passent 3 mois là où nous ne passons que 3 jours, mais faire autrement induirait de partir 10 ans, et encore, alors il faut faire des choix  … Ua Pou, ce sont des paysages fantastiques et des arbres qui le sont tout autant, des baies splendides, parfois la route est cimentée mais souvent c’est juste une piste qui nous fait jouer aux osselets avec notre squelette ou à pile ou face pour savoir si on va réussir à passer ou non (la voiture n’est pas neuve et ne réussit pas toujours à passer en 4 roues motrices high ou low bien que le capitaine s’évertue à tourner à maintes reprises le bon bouton (j’ai vérifié), ou bien quand ça marche il ne peut pas revenir en 2 roues motrices alors la bagnole fait des bonds, et puis à un moment on entend un clac et ça se remet, on se regarde avec une moue d’incompréhension, bien malin qui saurait ce qui se passe sous le capot)

y’a d’la baie
et d’la belle !

Peut-être que l’une de ces baies est la fameuse baie aux requins vantée sur les prospectus, mais on ne l’a pas su, les indigènes nous dirigeant vers les unes ou les autres, c’est par là-bas étant un concept aussi vague que répandu

« Le guerrier se concentre sur les petits miracles de la vie quotidienne. S’il est capable de voir ce qui est beau, c’est qu’il porte en lui la beauté puisque le monde est un miroir qui renvoie à chacun l’image de son propre visage » Paolo Coelho

il a la voiture, il aura la femme (pub Audi que j’ai adorée, comme toute femme qui se respecte)
j’ai dit au capitaine que je n’aurais jamais aussi bien supporté les cahots sur cette piste si je n’avais pas vécu les secousses du bateau en mer

Et puis il est temps de continuer pour Nuku Hiva, autre Terre des Hommes, l’Aranui 5ème du nom (en tahitien, ça veut dire long chemin, ara = chemin  et nui = long) est arrivé et s’est collé en partie sur le petit quai et pour une autre partie juste sous notre nez, le quai étant trop petit, c’est la fête pour l’accueillir avec force tamtams et chants puissants, comme c’est beau cette façon de remercier le bateau qui arrive avec des vivres et du matériel pour les habitants !… que j’aime les polynésiens ! 

mettez le son !

C’est aussi le cirque pour partir, on a relevé l’ancre avant alors on a dérivé trèèèèès près de l’Aranui pendant que je manœuvrais comme je pouvais pour ne pas finir dessus pendant que le capitaine partait en annexe remonter l’ancre arrière qui a eu tout loisir de s’enfoncer dans le sable pendant que l’amarre s’entortillait dans les coraux, heureusement le gars d’un bateau voisin vient avec masque et tuba pour aider le capitaine en lui racontant ce qui se passe sous l’eau, le capitaine zigzague en fonction de ce que le voisin lui indique et réussit à sortir l’ancre, il rejoint l’annexe, je passe la marche avant pour m’éloigner de l’Aranui et des autres bateaux, on mouille à nouveau un peu plus loin pour hisser l’annexe sur le bateau et tout ranger, et puis on part, tout ça prend un temps fou, c’est pas comme fermer sa porte à clé et monter dans sa voiture en ouvrant le portail électrique pour partir au boulot …

Quand on sort de la baie, le bateau est soulevé par une grosse houle, le capitaine me regarde avec un sourire espiègle

  • Finalement, on était bien protégés de la houle dans ce mouillage … (il s’était plaint que le mouillage n’était pas terrible car même avec l’ancre arrière on dansait)

Devant la mairie de Hakahau, où il est écrit que c’est le 22 juin 1791 qu’Etienne Marchand qui commandait le navire le Solide a débarqué ici, s’est emparé de l’île au nom du Roi Louis XVI et l’a appelée à l’époque l’île Marchand …

« On se lasse tout, sauf d’apprendre » Virgile (c’est le jour des citations, c’est comme les cacahuètes, quand on commence on ne sait plus s’arrêter)

  • Le néocortex constitue chez tous les mammifères une large partie du cerveau qui est essentielle à la perception de l’environnement, à l’élaboration de réponses motrices aux stimulus externes, ainsi qu’aux fonctions cognitives. C’est le cerveau de l’apprentissage
  • Le géocentrisme est une représentation du monde dans laquelle la Terre se trouve immobile, au centre de l’Univers. C’est autant une conception scientifique visant à expliquer l’univers qu’une conception philosophique du monde. La théorie du géocentrisme qui pensait que tout tournait autour de la Terre est décrite dans la Bible. La découverte de Copernic, la théorie de l’héliocentrisme (On désigne par héliocentrisme le système cosmologique qui place le Soleil au centre du monde, la Terre prenant sa place entre Vénus et Mars, tournant sur elle-même et faisant une révolution autour du Soleil comme les autres planètes) , a fait passer de la vision d’un monde clos à un monde sans limites connues et a changé complètement la représentation du monde et de l’univers. Les savants de l’époque, dont la plupart étaient à la merci des religieux, rechignaient à abonder dans le sens de cette thèse pour ne pas contredire l’ordre catholique établi et parce que, à leur décharge, ils ne savaient pas ce qu’ils ne savaient pas. L’Église catholique romaine a interdit de publication et de lecture les travaux de Copernic pendant 3 siècles, soit jusqu’au début du 19ème siècle… Copernic a cependant permis de faire une découverte qui a mis en évidence la fragilité de nos connaissances du monde et du dogmatisme religieux, il a fini sa vie sans prouver que la Terre tournait autour du Soleil, mais Galilée l’a démontré un siècle plus tard. Galilée a subi les mêmes menaces et s’est plus ou moins conformé à l’interdiction de l’Église. Sa publication du Dialogue sur les deux grands systèmes du monde en 1632 a entraîné son procès et sa condamnation. En savoir plus sur Galilée : https://www.cairn.info/revue-hegel-2015-2-page-161.htm
  • L’amure désigne également la position d’un bateau par rapport au vent ou plus précisément le côté où les amures reçoivent le vent : on dit bâbord amures quand le bateau reçoit le vent par bâbord (gauche) ou tribord amures quand il le reçoit par tribord (droite).
  • Le Self tailing :
  • Le nœud de taquet
  • Ancêtre des jeux de lancer, les osselets sont utilisés depuis des milliers d’années. Ils consistent à lancer une pièce appelée « père », et à saisir un ou plusieurs osselets, avant qu’elle ne retombe 

Publié par isabelle centre tao

Je suis thérapeute, conférencière et formatrice en Médecine Traditionnelle Chinoise MTC, j'ai fondé la chaîne du Centre Tao sur YouTube pour que vous puissiez apprendre le langage de votre corps et de ses énergies, vous rééquilibrer et vous soigner avec la MTC (diétothérapie, plantes, points d'acupuncture et plein de trucs magiques) en m'adressant particulièrement aux femmes et en leur destinant plusieurs de mes formations. Aujourd'hui je me lance dans une nouvelle aventure : découvrir les plantes du monde destinées aux femmes lors des différentes étapes de leur vie, afin d'aider toutes les femmes, où qu'elles soient, car même si la Pharmacopée Traditionnelle Chinoise est la plus riche de la planète, il existe partout dans le monde des plantes qui peuvent traiter les douleurs de règles, l'infertilité, les problèmes liés à la grossesse ou à la ménopause et aider les femmes qui n'ont pas accès aux plantes de la Pharmacopée Chinoise. J'ai décidé de faire ce blog pour vous faire vivre cette aventure, et je vous raconterai aussi bien mon quotidien sur le bateau et dans les différents mouillages, que mes rencontres d'herboristes, sorcières et sorciers, chamanes, tisaneurs et all these kinds of people !

16 commentaires sur « Ua Pou, Terre des hommes »

  1. Encore merci Isabelle pour ce partage, votre écriture est très vivante, je me sens liée à vos aventures dont j’attends toujours le récit avec impatience:-) Bravo pour les dessins de la phase de l’ancrage : hilarants:-D! On comprend bien toute la situation:-)! Bonne continuation!

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  2. Bonjour Isabelle.Chaque fois que je vous lis,je me remémore mon propre voyage qui n’aura duré que 6mois cause arrivé du Corona.
    Mais cela m’aura suffît pour vivre, ressentir et comprendre tant de choses que vous décrivez….entre autres sur les réactions du Capitaine,seul dieu à bord….😁😁Mais aussi sur la frustration éprouvée par ces multiples courtes étapes alors que j’aurais adoré mieux connaître la culture du lieu.
    C’est pourquoi je vous remercie de continuer à me faire « vivre » la suite de ces aventures que je peux pleinement appréciée…….de mon canapé et sans le seau à côté…🤢🤣Hâte de lire la suite.A très vite ..🙏🌹

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  3. Merci Isabelle, vous me faites rire. Vos récits sont tellement vivants, on a envie d’être avec vous ! bonne continuation, très bon vent, de belles nuits calmes et un capitaine agréable à vivre, je vous souhaite

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  4. merci Annie, c’est vrai que pour bien faire il faudrait rester à chaque fois au moins 1 mois sur une île ! nous avons rencontré des navigateurs qui le font, mais ils sont rentiers ou n’ont pas d’obligation où que ce soit, et d’autres finissent par en avoir marre de vivre sur un bateau au bout de 10 ans … d’autres encore partent quelques mois, rentrent en France pour travailler quelques mois et repartent là où ils ont laissé le bateau, et d’autres encore s’arrêtent là où ils peuvent travailler pour remplir la caisse de bord avant de continuer (ceux-là ressemblent un peu à des romanos de la mer je dois dire) … je vous rejoins, c’est frustrant de ne pas avoir assez de temps pour vraiment découvrir, aussi je me concentre vers ce que je découvre pour ne pas avoir cette frustration 😉à très vite pour la suite !

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  5. « Et pourtant elle tourne » aurait murmuré Galilée à l’issue de son procès pour hérésie…
    L’église avait tellement peur de perdre de son pouvoir : nous n’étions plus le centre du monde, et peut-être Dieu ne ne nous avait il pas créés à son image ( hinhinhin) !!! Mais on se prend pour quoi ?

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